mardi 24 novembre 2009

dimanche 22 novembre 2009

Sans dessus dessous



Merci aux équipes de l'Europa Park Rust (Allemagne)

dimanche 1 novembre 2009

6 arguments pour La Défense de Jean Sarkozy

Tout le monde se prend de passion à l'idée de décortiquer le parcours, certes balbutiant, de notre poulain présidentiel, avec une telle violence qu'il me prend l'idée d'apporter ici quelques éléments de contradictions à l'hallali populaire et médiatique des derniers jours.

1) La presse exagère largement le prestige et l'entregent inhérentes à la fonction de président de l'EPAD. Il s'agit avant tout d'un rôle de représentation et de relations publiques, autant de dispositions pour lesquelles il faut reconnaitre au candidat Sarkozy JR un certain panache qui ne l'aurait pas fait démérité. Le mandat est par ailleurs non rémunéré, contrairement à ce que l'on a pu entendre ici et là. La polémique prit, à la fin du mois d'octobre, une telle ampleur qu'on avait l'impression qu'il s'agissait de l'accession au titre de Ministre de la Justice. Faut pas déconner.

2) Je note que, dans l'accession aux responsabilités publiques, on se soucie moins de l'incompétence supposée d'autres personnages à la légitimité tout aussi relative que celle de Jean Sarkozy : alors qu'on s'inquiète des capacités du Dauphin, personne ne songe que le poste convoité était auparavant occupé par cette grosse andouille de Patrick Devedjan, et qu'on installa la même semaine, par la seule voix du peuple, ce bloc de saindoux décérébré de David Douillet à un poste de député, aux responsabilités autrement plus importantes que celles d'un président de syndicat immobilier. Nous vivons dans un pays qui se scandalise de l'accès à un fils de à la présidence d'un syndicat local, mais dont le suffrage universel porte vers l'hémicycle le roi du tatami. Je trouve cela grotesque. On en est même arrivés à juger plus acceptable la candidature d'un élu COMMUNISTE à la présidence du plus grand quartier d'affaires d'Europe, c'est bien la preuve qu'il y a là quelque chose de tordu.

3) Les mauvaises langues qui ne cessent de dénoncer cette candidature sont contraintes, non pas d'employer un seul argument à l'encontre de Jean Sarkozy, mais de les juxtaposer tous ensemble pour être crédibles, ce qui pose bien la question de la légitimité rhétorique de cette vindicte : Jean Sarkozy Junior est inattaquable du simple fait de son jeune âge, il est inattaquable du simple fait de son hérédité, il est inattaquable du simple fait de son statut d'autodidacte. En quoi alors la combinaison de ces trois caractéristiques lui ferait perdre le bénéfice du doute de la bienveillance sur ses qualités professionnelles et politiques ? Jean Sarkozy se sait plus que jamais exposé aux critiques, et chacun sait que ses bilans, à l'EPAD ou ailleurs, seront scrutés avec une attention à la hauteur de son hérédité. S'il est nul et incompétent, il sera bien temps de mettre un terme à sa carrière. En attendant, je préfèrerais qu'il soit jugé sur son bilan plutôt que sur des allégations sans grand fondement à ce stade.

4) L'ampleur et la violence de la polémique font bien la démonstration de l'absence de facilités découlant du nom qu'il porte.

5) Le père de Mozart était compositeur.

6) Cette polémique ne fait qu'abonder la démonstration de l'exaspérant autoritarisme égoïste de cette génération de baby boomers, dont je suis de plus en plus persuadé qu'elle incarne une France résolument anti-jeunes. Les quinquagénaires au pouvoir sont issus d'une caste qui n'a eu à se soucier, du temps de sa jeunesse, ni de la crise économique, ni des scandales sanitaires, ni du réchauffement climatique, ni du problème des retraites, ni de celui de la dette publique. Ces gens là sont arrivés au pouvoir en ayant les mains libres de toute contrainte majeure et voilà la société qu'ils nous laissent : des finances publiques catastrophiques, un défi environnemental vertigineux, une population désabusée sur les enjeux politiques d'aujourd'hui, une société fracturée, un état du monde déplorable et déprimant. Au lieu de faire place nette, ils s'accrochent à leurs petits privilèges comme des moules à leurs rochers : défilent dans la rue pour éviter d'avoir à travailler deux années supplémentaires en attendant leurs retraites, préférant reporter le coût de leur financement sur les générations futures, ils sont dépassés par le système économique qu'ils ont bâti, écœurés eux-mêmes du rythme dans lequel ils évoluent, ils sont largués par les nouvelles technologies mais les trustent avec acharnement pour tenter d'en garder le contrôle... Je suis persuadé que la polémique liée à Jean Sarkozy n'est pas l'illustration d'un peuple qui méprise ses élites, elle pose avant tout le problème d'une France aigrie qui, refusant de vieillir, dénigre ses enfants.